Quelles sont les spécificités du métier de coursier à vélo ?

Juin 27, 2022 | Lifestyle

Le métier de coursier, un mythe urbain. 

Pendant plusieurs décennies, la politique française a favorisé la circulation automobile. L’urbanisation et le développement des transports motorisés ont congestionné les villes. Les habitants ont été rendus dépendants à la voiture.

Pédaler en ville est donc devenu une lutte qui se révèle ardue.

Heureusement, ces attitudes ont lentement commencé à changer dans les années 1990. L’introduction de pistes cyclables a entraîné une métamorphose qui s’est poursuivie avec les programmes de partage de vélos qui se sont révélés être très populaires. Depuis 2007, la communauté urbaine Marseille Métropole Provence a mis en place un système de location de vélos en libre-service. Ce service est géré par le groupe industriel JCDecaux.

Malgré toutes ces mesures, pédaler en ville reste une épreuve et mieux vaut être un cycliste aguerri pour être messager à vélo dans une ville congestionnée. Il va sans dire que pour exercer le métier de coursier, une excellente condition physique est nécessaire.

Le métier de coursier à vélo ou cyclo messager est un métier que l’on retrouve souvent dans les quartiers centraux des villes. Il arrive souvent d’en voir aussi autour des quartiers d’affaires et des centres de distribution.

On peut rencontrer ces messagers sur des vélos à pignon fixe (fixie) ou sur n’importe quel type de vélo adapté aux déplacements rapides. Ils peuvent être vus avec un grand sac à dos, un téléphone portable et un cadenas pour vélo.

Ces sportifs sont exposés aux intempéries et conditions météorologiques, notamment la chaleur, la pluie, la neige, le froid et la glace. Mais aussi au danger de la ville, c’est pourquoi il est courant de voir des vélos de couleur vive pour des raisons de visibilité. Aussi, le guidon peut être raccourci afin de permettre au cycliste de passer entre les véhicules dans la circulation plus lente ou à l’arrêt. L’ensemble de ces caractéristiques et d’autres encore ont créé la culture et le mythe du coursier. 

Ils peuvent transporter une grande variété d’articles rapidement et efficacement. Allant du simple pli au colis plus ou moins volumineux et peser jusqu’à 100kg. Pour le transport d’objet lourd et volumineux, le cyclo messager peut s’aider d’un vélo cargo. Ces modèles de vélos, appelés aussi « Bullitt » possède ou non une assistance électrique.

Par exemple, à Marseille la société de livreurs à vélo Le Maillon Vert existe depuis 2017. Elle travaille pour différents corps de métiers. Elle compte notamment des commerçants de proximité : des fleuristes, des chocolatiers, des imprimeurs, des opticiens, des libraires, des épiceries, des tampographes, des magasins de prêts à porter, des traiteurs…

Mais aussi des services administratifs ou juridiques auprès d’avocats, d’architectes, de notaires, de comptables, d’agences de communications.

Ou bien encore dans le domaine médical avec des laboratoires, des cliniques, des prothésistes dentaires ayant besoin de faire du transport de marchandises.  

Du plus volumineux, au plus fragile en passant par la simple enveloppe, le coursier à vélo assure et rassure son client quant à la finalité de sa livraison. C’est un service efficace, de qualité qui permet au demandeur de gagner du temps, de l’argent et en sérénité. 

La livraison à vélo : un métier de passion qui a ses avantages et ses inconvénients. 

Les limites du métier de coursier auraient-elles été franchies en 2014 avec l’arrivée des plateformes de livraison telles Uber Eats, Deliveroo ou encore Foodora ? 

Les conditions et horaires de travail d’un coursier à vélo varient en fonction de son entreprise, sa ville mais aussi de son pays.

Dans certaines structures, comme Uber Eats, les livreurs à vélos ont le statut d’auto-entrepreneur et sont commissionnés pour chaque livraison de repas. Ces coursiers indépendants doivent effectuer des livraisons et participer au chiffre d’affaires mais ne reçoivent aucuns avantages tels que l’assurance maladie. C’est l’un des principes fondateurs de l’ubérisation. Ces plateformes ne proposent pas de sécurité pour ces micro-entrepreneur. Elles peuvent notamment les exposer à la précarisation suite à un accident, le chiffre d’affaires des livreurs tombant alors à zéro.

Dans d’autres structures, comme chez notre structure : Le Maillon Vert, l’expérience est meilleure pour les travailleurs. Les coursiers sont des employés réguliers bénéficiant de tous les avantages du salarié comme la responsabilité civile, la mutuelle ou encore les congés payés.

L’arrivée de nouvelle plateforme et de l’ubérisation signera-t- elle le déclin de l’activité de coursier ?

Il est difficile de se projeter mais une plateforme qui fait de la masse ne pourra jamais offrir un service rassurant et de qualité. D’ailleurs à ce jour Deliveroo est jugé pour « travail dissimulé ».

Et pendant ce temps-là, la transition cyclable se poursuit et le prix du baril ne cesse d’augmenter !

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